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Le Maghreb et le Proche-Orient en 1914

À la veille de la première guerre mondiale, la majorité du territoire proche-oriental est sous le contrôle d’un empire ottoman en déclin pour des raisons internes de gouvernance, à cause de ses difficultés liées à la montée des nationalismes des divers peuples qui le composent et du fait des pression des puissances européennes. Depuis 1800, son territoire s’est considérablement réduite, non seulement dans les Balkans, mais aussi en Afrique du Nord.

La Russie a obtenu une zone d’influence en Perse. Les seuls territoires proche-orientaux indépendants sont le plateau de Nedj et une partie de la Perse. Cette mainmise occidentale sur le Proche-Orient trouve ses motivations dans la volonté de contrôle de ressources comme le pétrole et de lignes de communications sécurisées (chemin de fer, ports, etc.), dans la création de marchés pour leurs produits mais aussi dans l’assurance de placements rentables pour leurs capitaux.

Le Royaume-Uni est la puissance occidentale qui profitera le plus du déclin de l’Empire. Elle s’implante dans la région par le biais de divers statuts tout au long du XIXe siècle : Malte (1815), Côte des Pirates et Émirats du golfe arabo-persique (1820), Égypte (1882), Soudan (1898), achat d’une partie de la Compagnie du canal de Suez (1875), établissement de protectorats sur la côte sud de l’Arabie (1886 à 1914). Ce contrôle progressif permet aux Britanniques de s’assurer le contrôle de la route de l’Inde, la perle de l’empire.

Le reste du territoire sous contrôle occidental se situe entre les mains de la France (Algérie, Maroc, Tunisie), de l’Italie (Libye) et de l’Espagne (Maroc espagnol avec les régions autour de Tanger et d’Ifni).

La défaite de l’Empire ottoman et des puissances de l’Axe en 1918 aboutira à un partage du Proche-Orient entre les Français (Syrie, Liban) et les Britanniques (Palestine, Irak, Jordanie) à travers le système des mandats.