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L’élection présidentielle algérienne vue par les internautes

Tout sur l’Algérie (TSA) a mis en ligne un florilège de ce que les Algériens publient sur les réseaux sociaux à propos de l’élection présidentielle du 17 avril prochain. Pour la première fois dans ce pays, la campagne électorale se déroule aussi sur les plateaux des nouvelles télévisions privées et sur les réseaux sociaux. Le ton y est libre et tranche avec la campagne officielle qui se déroulera fin mars-début avril dans un cadre juridico-bureaucratique très contraignant. Les partisans du boycott, par exemple, sont de fait interdits de meeting.

Pour l’instant, le président sortant Abdelaziz Bouteflika est la cible privilégiée des internautes qui ont parfois la dent dure, comme on peut le voir ci-dessous. Mais la justice n’est pas en reste. Djamel Ghenem, un jeune caricaturiste qui avait proposé à La Voix de l’Oranie une caricature du président-candidat qui n’a pas été publiée, ni même terminée, encourait 18 mois de prison. Sans attendre le verdict, quatre voyous l’ont agressé le 20 février et sérieusement blessé. Il a finalement été relaxé mais vit désormais caché.

L’article est paru dans TSA sous le titre « Le quatrième mandat sur les réseaux sociaux, la riposte du FLN et une appli anti-rumeurs ». Voici une partie des photos et images relevées par le journal :

Titre : L’entreprise des frères « Boutesrika » (amalgame entre Bouteflika et srika qui signifie « vol ») pour le pillage et la transformation des biens.
Votre confiance en nous... est la source de notre réussite.
Moi, la chose qui me turlupine c’est de savoir si, oui ou non, Bouteflika sait qu’il est candidat pour un quatrième mandat.
Hitler : « Cela ne m’honorerait pas d’envahir un pays de 37 millions d’habitants et dont la superficie égale celle d’un continent, qui serait gouverné par un président n’ayant eu aucune activité depuis deux ans, à l’exception du fait de boire sa tisane, et qui, avec cela, veut un quatrième mandat !!! »
Bientôt sur les écrans des faqaqir (terme qui n’existe pas en langue arabe, et que le premier ministre Sellal a utilisé pour désigner les pauvres – le terme exact étant fouqaraâ – et qui lui a valu les moqueries des internautes algériens.)
Bouteflika : « Il a fait son temps et il veut plus… Il vous commande et c’est l’essentiel ».
Bouteflika : « Ici meurt Kaci », expression algérienne qui désigne quelqu’un qui ne veut pas bouger d’un endroit ou d’un poste, qui ne veut pas lâcher prise.
Dans le cœur : « Je t’aime, ô Soussou ! »
Élections 2014-03-18
Veut-il entendre ?
(en rouge) : Le solde de votre « vie » n’est pas suffisant pour accomplir ce mandat.