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Les Palestiniens ont-ils besoin de Mohammed Dahlan ?

Au lendemain de l’accord entre le Fatah et le Hamas

À la veille de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, le retour de Mohammed Dahlan dans les territoires palestiniens était évoqué de plus en plus souvent. L’homme avait même fait savoir qu’il était prêt à briguer la présidence de l’Autorité palestinienne. Mais l’unité retrouvée risque de brider son ambition d’occuper une place centrale au sein de la direction politique, voire à remplacer Mahmoud Abbas.

Il fut un temps où l’Apollon de Gaza1 n’était pas cette extraordinaire statue en bronze, chef-d’œuvre du génie grec trouvée à Gaza en août 2013, mais Mohammed Dahlan. Longtemps enfant chéri de Yasser Arafat, l’homme a régné sur la bande de Gaza pendant une douzaine d’années à partir de 1994. Mais son parcours a connu un coup d’arrêt lorsque le Fatah2 qu’il dirigeait, et le Hamas3, qu’il combattait, se sont engagés dans une lutte fratricide en juin 2007. Ses hommes ont été défaits. Depuis cette époque, le parcours de Dahlan a connu les vicissitudes de la fortune.

Dahlan naît dans un camp de réfugiés de Gaza en 1961, treize ans après le vote de la résolution 194 qui établit le droit au retour dans leurs foyers de toutes les personnes déplacées par la guerre de 1948 qui le souhaitent. Sa vie est tout entière marquée par le conflit israélo-palestinien. Il se fait vite remarquer. À vingt ans il organise les jeunes du Fatah (Shabiba) qui participeront à la première intifada (1987-1994). Il connaît à plusieurs reprises les geôles israéliennes. Comme beaucoup de prisonniers palestiniens, il joint l’utile à la contrainte en y apprenant l’hébreu. En 1988, Israël le déporte vers la Jordanie pour son rôle pendant l’Intifada. À trente-trois ans, après un détour par la Jordanie et la Tunisie, il revient en Palestine dans les bagages d’Arafat (1994). C’est le début du processus d’Oslo. Le chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) lui donne les clés de Gaza en le chargeant de l’organisation du Fatah et de la Sécurité préventive – une police qui combattrait autant l’ennemi de l’intérieur que celui de l’extérieur. Dahlan s’y taille une sorte d’empire rémunérateur, notamment en prélevant une taxe sur les importations4. Il combat durement le Hamas qui repousse les accords d’Oslo signés par Arafat (1993). Ses responsabilités sécuritaires5 l’amènent à fréquenter la CIA, les services de sécurité israéliens, russes, arabes et européens. Parce qu’il accompagne ses activités d’un discours habile, il s’impose peu à peu comme un leader politique. Il n’a aucun scrupule à critiquer Arafat, auquel pourtant il doit tout. La notion de tabou lui est étrangère. Il donne le sentiment d’être un homme libre, raisonnable, pragmatique, opportuniste et prêt à prendre ses responsabilités. Il conquiert, séduit, est adoubé. « C’est notre homme », aurait dit de lui Georges Bush Jr., ce qui n’était pas un compliment mais un atout.

En 2004, alors qu’Arafat est encerclé par l’armée israélienne dans son quartier général à Ramallah, Dahlan demande des réformes et appelle à l’émergence d’une nouvelle direction palestinienne. Facile, alors que le vieux dirigeant est encerclé par l’armée israélienne ? Peut-être. Mais nul autre que lui ne se serait risqué à profiter de l’enfermement du chef historique de l’OLP pour appeler au changement. Son audace inquiète mais accroît sa popularité dans certains cercles diplomatiques. Le fait-il parce que le Quartet6 le lui a demandé ? Force est de constater que sa proposition de changement à la tête de la direction palestinienne coïncide très exactement avec les demandes internationales, y compris israéliennes et même arabes. Il appelle à des élections, promet d’en respecter le résultat et ajoute que ce serait bon pour la sécurité d’Israël. À Washington ou Bruxelles, qui contesterait pareil programme ? Dans ces capitales, « démocratie », « État de droit », ou « élection libre » sont des sésames qui vous ouvrent bien des portes et des coffres. Cela tombe bien, l’homme les a inscrits dans son vocabulaire diplomatique. Il en use à bon escient, par calcul souvent, par conviction, parfois. Il est reçu partout. Les portes de la Maison-Blanche lui sont ouvertes. Il obtient d’importants moyens financiers et de sécurité.

Les beaux jours

Dans le contexte du conflit, il présente cette rare particularité d’être crédible aux yeux de quasiment toutes les parties. Il sait expliquer que leur intérêt est aussi le sien. Il s’attire les sympathies des dirigeants occidentaux prêts à fermer les yeux sur quelques-unes de ses autres caractéristiques, comme la violence de ses hommes et sa complaisance à l’égard de la corruption, pourvu qu’il accepte l’entreprise de démocratisation du monde arabe conçue par Washington (entendre : combattre les islamistes du Hamas et, donc, préserver la sécurité d’Israël).

Dans les territoires, il fait bien grincer des dents lorsqu’il demande que le Fatah et l’Autorité palestinienne se démocratisent. Mais ses contradicteurs font profil bas. Ils sentent qu’il est difficile de contredire son appel à la souveraineté d’un peuple qui n’a pas été consulté depuis une quinzaine d’années et qui aspire à la normalité. L’intelligence politique qu’on lui prête est adossée à un courage réel, à un pouvoir financier qui s’étend et à une ambition féroce que nul ne semble être en mesure de lui contester. Il est craint et respecté, deux qualités nécessaires pour gouverner. Est-il juste ? La notion de justice est floue à Gaza où cohabitent des coutumes et des éléments du droit britannique, israélien, égyptien et palestinien. Qui plus est, les Gazaouis vivent sous l’occupation militaire d’Israël. Le droit qui s’applique est d’abord celui du plus fort, et de ceux qui côtoient le plus fort. Dahlan promet de faire sa part de travail dans l’établissement et le respect de l’État de droit, tout en parant au plus pressé. On ne lui en demande pas beaucoup plus. Nombreux sont ceux qui sont convaincus par son allant. Les sceptiques palestiniens acceptent quand même de croire qu’il a la poigne nécessaire pour réorganiser l’Autorité palestinienne. Beaucoup considèrent qu’il est manipulé par Israël et les pays occidentaux, mais sentent qu’il est capable en retour de les manœuvrer pour la bonne cause, celle de la reconnaissance des droits des Palestiniens. Au début des années 2000, il représente l’avenir : une sorte de Hosni Moubarak palestinien, autoritaire, disposant d’un service de sécurité à sa main, cantonnant la religion à la mosquée, combattant les islamistes, fréquentant la plupart des dirigeants internationaux et astucieux dans ses relations avec les Israéliens avec lesquels il entend développer des relations normalisées. À Washington et en Israël, on considère que c’est l’homme (presque) parfait pour signer un accord de paix.

2006-2007 : la chute

En janvier 2006 ont lieu les élections législatives. Le Hamas emporte 76 des 132 sièges. Dahlan est élu au parlement, le Conseil législatif, alors que ses adversaires islamistes sont chargés de former le gouvernement7. Leur cohabitation n’est pas imaginable. En juin 2007, au terme d’une lutte sanglante de quelques jours, le Hamas réduit à rien le Fatah de Gaza. Une centaine de personnes sont tuées pendant les affrontements. Dahlan est absent au moment des combats. Sept ans après cette déroute, il se relève difficilement de l’opprobre qui pèse sur lui. Pour les uns, il a opportunément quitté Gaza sachant que ses hommes ne pouvaient l’emporter dans une guerre intestine qu’il avait préparée avec les Américains8 ; c’est un lâche. Pour les autres, c’est son destin qui l’a abandonné, c’est un perdant. Sa tactique a ruiné sa stratégie.

Une poignée lui reste fidèle qu’il va s’attacher à préserver. Il fréquente beaucoup de monde et voyage, en Égypte, en Europe et dans les pays arabes du Golfe où il réside le plus souvent, notamment à Dubaï dans les Émirats arabes unis. Il découvre qu’il est moins maudit qu’on ne le dit à Ramallah ou à Gaza. L’homme est jeune et a conservé sa pugnacité. Il peut encore servir. Il en profite pour reconstituer son capital de sympathie et ses finances mises à mal par le président Abbas qui a confisqué ses biens pour l’éloigner du pouvoir, l’a expulsé de Cisjordanie et exclu du Fatah (2011). Tout récemment9, le président l’a accusé de tous les maux : corruption, espionnage au profit d’Israël, empoisonnement d’Arafat, responsabilité dans l’assassinat de Salah Shehadeh (membre des Brigades Izz ad-Din al-Qassem), d’Asaad Saftaoui, etc. Difficile de faire mieux comme tentative de mise à mort symbolique10.

Les violentes accusations du président Abbas ont une explication. Il sait que Dahlan rôde de plus en plus près autour de la cage palestinienne. Il n’ignore pas que ses réseaux de fidèles, d’ambitieux, ses connaissances, ceux qui lui sont redevables de quelque chose sont toujours disponibles.

Dahlan prépare le terrain11. Dans les camps de réfugiés de Naplouse et d’Hébron, il rassemble les déçus de l’Autorité palestinienne, ceux qui sont convaincus qu’Abbas les a abandonnés parce qu’il aurait soldé la question des réfugiés. Il adopte la politique des islamistes du Hamas : aider les plus démunis des Palestiniens pour se constituer un capital de popularité. Il leur apporte les moyens financiers que le Golfe met à sa disposition. L’an dernier, il a fait distribuer aux réfugiés palestiniens du Liban plusieurs millions de dollars. Il ne crée pas des poches de résistance mais des groupes de personnes qui le soutiendront le moment venu. Sa femme, Jalila Dahlan, concourt à la reconstruction de son image. Celle qui se présente comme la « mère des pauvres » milite au Centre palestinien pour la persévérance humaine (Fata), une association caritative qui s’attache à soulager la condition des plus démunis. Elle est récemment venue à Gaza tester la popularité de son mari. C’est elle qui a annoncé qu’il envisageait de se présenter à la présidence si des élections étaient organisées. Elle a ajouté qu’il ne reviendrait que dans le cadre d’un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas. On verra si la réconciliation voulue par Abbas va inclure son mari. Elle a désigné l’icône palestinienne emprisonnée en Israël, Marwan Barghouti, comme le seul vrai compétiteur politique de Dahlan, manière de dire qu’Abbas n’est pas l’homme de la situation12. À l’égard du prisonnier, elle a quand même relevé son manque d’expérience et le fait qu’il n’avait pas d’appuis internationaux. En d’autres termes, elle est venue annoncer que les conditions d’un retour réussi de Dahlan étaient désormais réunies.

Une conjonction d’éléments favorables ?

Sur l’autel de ses ambitions politiques, Mohammed Dahlan considère que plusieurs offrandes lui sont offertes : la prise du pouvoir en Égypte par le général Abdel Fattah Al-Sissi avec lequel il entretient d’utiles relations, la réconciliation interpalestinienne, le possible effondrement du processus de paix version Oslo et le départ du président palestinien si celui-ci tirait les conclusions de son échec à conclure avec Israël.

L’accession d’Al-Sissi au pouvoir en Égypte rappelle la tentative, avortée celle-là, de Dahlan. En 2006-2007, à Gaza, il cherchait à évincer le Hamas qui était arrivé au pouvoir par les élections. Aujourd’hui, en Égypte, ce sont les Frères musulmans, eux aussi élus, qui ont été écartés du pouvoir et pourchassés. L’écart qui sépare les deux événements est celui qui va de l’échec du coup de Dahlan (provisoire ?) à la réussite de celui de Sissi (provisoire ?). Les deux hommes sont donc proches par leur volonté de combattre les groupes islamistes et par des destins qui ne sont pas accomplis. En tout état de cause, les médias égyptiens n’ont aucune réticence à offrir une tribune au Palestinien (notamment Dream 2 TV).

La « réconciliation » entre l’Autorité de Ramallah et l’autorité de Gaza – vieux serpent de mer — a été conclue dans la nuit du 22 au 23 avril13. Elle tombe à point pour conforter et élargir la légitimité du président Abbas. En revanche ni Israël ni Dahlan ne peuvent y trouver leur compte. L’un fera valoir qu’il ne peut pas négocier avec des terroristes, l’autre verra s’éloigner la perspective d’une démission d’Abbas. Un Abbas renforcé pourra faire valoir, sans se déjuger auprès des Palestiniens, qu’il est disposé à poursuivre les discussions avec Israël et les Américains au-delà de l’échéance du 29 avril. La question de sa démission ou de l’autodissolution de l’Autorité palestinienne ne se posera plus avant quelque temps. C’est aussi une manière de préparer les élections au congrès général du Fatah qui devrait se tenir en août 2014. Cette consultation pourrait contribuer au renforcement d’Abbas, tant la réconciliation a toujours été populaire au sein de la population. Elle pourrait marginaliser Dahlan. Si d’aventure celui-ci revenait à Gaza dans le cadre de la réconciliation, en tant qu’élu au Conseil législatif, il n’est pas douteux qu’il devrait répondre des accusations de corruption et de crimes prononcées contre lui par l’Autorité palestinienne — sauf si une entente était trouvée entre le président et lui.

Le temps des ambitions

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou vient de suspendre les négociations en réaction à la réconciliation palestinienne. Dans la mesure où ces négociations se résument à une construction imaginaire pour qui croit encore que son objectif est de préparer la création d’un État viable pour les Palestiniens, sa décision pourrait paraître sans conséquence. Mais dans la réalité ce « processus au nom du processus » a d’autres fonctions. Par son existence, il préserve le rôle diplomatique de Washington, immunise la colonisation israélienne au motif que seules les conclusions d’un plan de paix pourraient interdire sa poursuite, solidifie la coalition gouvernementale israélienne qui rassemble des idéologies divergentes et justifie le maintien au pouvoir du président de l’Autorité palestinienne qui n’a jamais eu les moyens de proposer d’autres rêves à son peuple. C’est dire que la fin des négociations aurait des conséquences profondes sur toutes les parties. Sans négociation, l’Autorité palestinienne subirait les pressions des États-Unis et des Nations unies. Israël se retrouverait dans un environnement régional en déséquilibre. L’intérêt de tous est donc de préserver cette illusion que représentent les négociations. La décision de Nétanyahou de provoquer leur suspension ne devrait pas changer ces données. Deux solutions sont envisageables. Ou bien les rencontres vont reprendre au prix de contorsions diplomatiques israéliennes et américaines, ou bien leur suspension durera avec l’espoir, en Israël et chez Dahlan, que la réconciliation interpalestinienne connaîtra un nouvel échec14.

Le président Abbas ne devrait pas passer la main dans un avenir proche (en dépit du fait qu’il va sur ses 80 ans). Mais il pourrait s’y résoudre s’il était discrédité par le président américain, comme Bill Clinton puis George W. Bush l’avaient fait à l’égard d’Arafat après l’échec des négociations à Camp David de l’été 2000, si la fin du processus de paix était officiellement reconnue par Washington ou s’il y était poussé par des forces extérieures. Mohammed Dahlan se placerait alors comme le prétendant le plus puissant à sa succession, le plus acceptable par tous les « sponsors » du processus de paix et le plus enclin à signer un accord de paix dont tout laisse à penser qu’il serait encore moins ambitieux pour les Palestiniens que celui évoqué par le processus d’Oslo. Est-ce de lui dont les Palestiniens ont besoin ?

1Laurent Zecchini, «  Le très convoité Apollon de Gaza  », Le Monde, 12 avril 2014.

2«  Mouvement de libération nationale  » fondé en 1959 au Koweit par Arafat, le Fatah réunit plusieurs formations de résistance palestinienne.

3Hamas ou Harakat al-Muqawama al-Islamiya, Mouvement de la résistance islamique, sunnite, relève de la mouvance des Frères musulmans dont il se sépare en 1987.

4Le scandale de Karni – nom d’un des points de passage entre Israël et Gaza — date de 1997. Dahlan était alors accusé d’avoir prélevé une taxe de 40 % sur les importations en provenance d’Israël à destination de Gaza.

5Il sera tour à tour chef de la Sécurité préventive pour Gaza à partir de 1994, ministre et conseiller pour les affaires de sécurité en mars 2007.

6Le Quartet est ce groupe de représentants des États-Unis, de l’Union européenne, de l’ONU et de la Russie qui s’est chargé tour à tour d’imposer «  sa  » solution aux Israéliens et aux Palestiniens qui ne parvenaient pas à s’accorder, de contraindre les Palestiniens à lutter contre la violence de certaines de leurs formations et de façonner les structures politiques et sécuritaires de l’Autorité palestinienne pour en faire un interlocuteur fréquentable. Très actif, intrusif dans les affaires palestiniennes, le Quartet a aujourd’hui considérablement réduit son activité. Dominé par Washington, il a longtemps servi à aligner les positions européennes, russes et onusiennes sur celles des États-Unis.

7Ismaël Haniyeh, tête de liste du Hamas aux législatives de 2006, est chargé de former le gouvernement. Il comprendra 18 ministres membres du Hamas et 6 ministres indépendants.

8David Rose, «  The Gaza bombshell  », Vanity Fair, avril 2008.

10Ramzi Baroud, «  Mahmoud Abbas vs Mohammed Dahlan : The Showdown Begins  », The Palestine Chronicle, 26 mars 2014.

11Shlomi Eldar, «  Dahlan works Palestinian street to prepare comeback  », Al-Monitor, 17 janvier 2014.

12Marwan Barghouti est né en 1959. C’est probablement le plus célèbre prisonnier politique palestinien en Israël. Il a accompagné les accords d’Oslo de 1993, a été élu au Conseil législatif palestinien en 1996 et il est président du groupe d’amitié France-Palestine. Barghouti a appelé en 2000 à la révolte contre les colons installés dans les territoires palestiniens. Chef des Tanzim, branche armée du Fatah, il a été arrêté le 14 avril 2002 par Israël qui l’a condamné à plusieurs peines de réclusion à perpétuité. Depuis son incarcération, il représente l’avenir de la direction palestinienne. Ses supporters ont fait de lui le «  Mandela palestinien  ».

13Jean-François Legrain, Hélène Sallon, «  Réconciliation palestinienne : une manœuvre d’Abbas  ?  », Le Monde.fr, 23 avril 2014.

14L’idée d’un échec de la réconciliation est fondée. D’autres réconciliations n’ont mené à rien. On imagine mal par exemple que la sécurité d’Abbas ait la possibilité de s’installer dans Gaza. En outre, le Djihad islamique n’est pas partie prenante dans l’accord de réconciliation.