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Prisonniers égyptiens en grève de la faim

« Ils meurent pour que nous vivions »

Pourquoi des prisonniers politiques poursuivent-ils une grève de la faim en Égypte ? D’abord et avant tout parce que leur révolution a été confisquée et que, pour eux, la vie « a si peu de valeur comparée à la liberté, qu’on peut la sacrifier ». Portraits de quelques-uns de ces activistes aux trajectoires singulières mais qui partagent la même aspiration à un État de droit.

Lorsque les rues sont saturées et interdites à l’expression collective ou individuelle ; lorsque le droit à la parole est suspendu et que la justice pratique l’arbitraire ; lorsque l’enfermement punitif devient la seule réponse du pouvoir face à toute voie dissidente ; que les droits à la vie, à la liberté, à la justice et à la dignité, bref, ces droits à une vie « normale » auxquels ont appelé les Égyptiens lorsqu’ils ont mené leur révolution sont confisqués, la vie des individus « a si peu de valeur comparée à la liberté, qu’on peut la sacrifier » 1.

La bataille pour la liberté par la grève de la faim devient pour ainsi dire l’ultime forme de résistance et de protestation à laquelle recourent un bon nombre de détenus dans les prisons égyptiennes. Lancée à titre individuel au début de l’année 2014 par Abdallah Al-Shamy, journaliste d’Al-Jazeera2 et Mohamed Soltan, elle prend une tournure collective dans la seconde moitié du mois d’août 2014, lorsque Alaa Abdel Fattah suivi de ses camarades rejoignent le mouvement3, lancent depuis leurs cellules la campagne « On n’en peut plus » (Gibna akhirna).

Un mouvement qui s’étend hors des prisons

La campagne est désormais suivie en dehors des prisons. Elle est relayée par des militants de tous bords qui entament soit une grève de la faim partielle et momentanée, soit une grève ouverte (illimitée dans le temps) et totale, en solidarité avec les prisonniers et pour réclamer leur libération immédiate. Tous s’engagent à poursuivre le mouvement jusqu’à ce que cette revendication soit satisfaite. La campagne des « estomacs vides » (al-ama al-khawiyya), en référence à la campagne similaire menée par les prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, est non seulement la protestation ultime, mais semble la seule forme de protestation possible dans le contexte actuel visiblement contre-révolutionnaire qui régit l’Égypte depuis l’arrivée au pouvoir du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi.

Dans les prisons égyptiennes, ils sont plus d’une centaine à observer une grève de la faim totale et ouverte4. Au-delà d’une action militante, les histoires personnelles des détenus dans les prisons égyptiennes démontrent l’intransigeance des autorités et témoignent de la compromission de la justice face aux services sécuritaires, ainsi que de l’absence d’un État de droit en Égypte. Nombre de prisonniers se trouvent en détention « administrative », c’est-à-dire qu’ils sont enfermés sans procès et sans inculpation pour aucun crime. Le renvoi devant le tribunal est de toutes façons en Égypte une piètre mascarade : les accusés n’ont pas le droit à la parole, ils sont isolés de leurs avocats et de l’audience, dans des cellules à vitres insonorisées.

Ces histoires particulières marquent les trajectoires de certains militants, à l’instar d’Ahmad Maher ou d’Alaa Abdal Fattah5, dont l’engagement politique s’était structuré au moment des protestations en solidarité avec les juges et pour leur indépendance du pouvoir exécutif. Ils se retrouvent quelques années plus tard face à une justice qui est devenue un élément actif de la répression au profit des autorités. Il convient de noter au passage que nombre de tribunaux se tiennent dans des locaux appartenant au ministère de l’intérieur, tels l’Académie de police ou l’Institut de formation des sous-officiers…

Les « affamés de liberté » font partie de ces plus de 40 000 prisonniers détenus depuis la chute de Morsi. Au-delà de leur appartenance politique, ils6 ont en partage une double souffrance, celle de l’enfermement et celle de l’inanition. Pourquoi des personnes se privent-elles volontairement de nourriture en tutoyant la mort pour défendre une idée ou une cause ? N’ont-elles pas d’autres moyens pour réclamer leurs droits ? La liberté vaut-elle la mort ? Il suffit de faire un survol des lettres envoyées par ces différents grévistes de la faim pour comprendre les raisons de cette forme extrême de protestation. Alors qu’ils sont arrêtés pour des motifs divers et variés — et qu’ils peuvent avoir des appartenances politiques opposées — ils partagent le même sentiment de subir une injustice grave.

Mohamed Sultan

Mohamed Sultan
Egyptian Fries.

Détenu depuis le 17 août 2013, Sultan est en grève de la faim totale depuis plus de 270 jours, ce qui fait de lui le prisonnier ayant suivi la plus longue grève de la faim de l’histoire égyptienne. Les photos de Sultan lors de sa dernière comparution devant le tribunal, le 15 octobre 2014, au côté de son père Salah Sultan, un cadre des Frères musulmans, en disent beaucoup sur sa souffrance. Amené sur une civière — il est hospitalisé depuis le 7 octobre — on ne peut que remarquer la faiblesse généralisée d’un corps ayant perdu une cinquantaine de kilos. Le cas de Sultan fait partie de ces histoires récurrentes que l’on entend quant à la gestion arbitraire des arrestations par la police. Quelques jours après la dispersion sanglante du sit-in de la place Rabaa Al-Adaweyya, la police vient interpeller le père à son domicile. Ne le trouvant pas, les policiers arrêtent le fils. Il est accusé dans le procès de la « salle d’opération de Rabaa » d’avoir organisé des manifestations et des attaques après que les forces de sécurité ont dispersé le sit-in de Rabaa al-Adaweyya. Dans une lettre7 lue devant ses juges, il évoque les raisons de sa grève et raconte son histoire. Égypto-américain, il résidait aux États-Unis mais est rentré en Égypte en mars 2013 pour s’occuper de sa mère malade. Il indique que durant ses quelques mois de « liberté » en Égypte, il n’a eu le temps de construire ni rapports sociaux ni liens politiques. Il multiplie dans ses allocutions les raisons qui motivent sa grève de la faim, toujours cette quête de justice, de liberté, de dignité. Il énumère, parmi d’autres causes, le fait d’avoir perdu espoir en l’existence d’une justice en Égypte, que ses droits juridiques, humains et médicaux ont été violés, d’avoir subi une injustice, d’avoir été torturé, de faire partie d’ « une génération libre qui ne peut pas voir ni goûter l’injustice et doit rester silencieuse, sans résister, une génération qui défie l’impossible ». La grève de la faim est pour lui « le seul moyen de résistance pacifique pour combattre l’injustice ». Sa lettre se conclut par cette phrase qui revient chez tous ces affamés de liberté : « parce que je n’ai pas peur de la mort qui est devenue proche, et si ma vie est le prix de la liberté, la liberté est chère, et le prix n’est que peu élevé ».

Ahmed Douma

Ahmed Douma dans la manifestation du 1er avril 2011 contre Mohamed Tantaoui
Sarah Carr

À la veille de l’Aïd el-Kébir, Nourhan Hefzy, rend visite à son époux Ahmed Douma, en détention à la prison Tora depuis décembre 2013 et condamné à trois ans de prison pour sa participation à une manifestation. Malgré l’interruption de sa grève de la faim entamée un mois auparavant, elle le trouve affaibli : il doit être porté pour assister à la visite, perdant conscience et vomissant du sang. Par plusieurs biais, on tente de le faire sortir de la prison pour le faire soigner, un droit dont tout prisonnier, politique ou non, peut bénéficier. Mais le juge Mohammed Nagui Shihata, lors de la dernière comparution de Douma devant le tribunal, a indiqué que toute sortie de Douma de la prison à l’hôpital est conditionnée à son autorisation préalable — une décision qui n’a pas de fondement légal. Après plusieurs heures et le dépôt d’une plainte auprès du procureur général, l’administration de la prison envoie au juge une demande d’autorisation de sortie. L’ambulance patiente en dehors de la prison, le convoi n’attend que sa signature. Mais il refuse. L’état de santé du prisonnier se détériore, l’autorisation est par la suite obtenue. L’administration pénitentiaire le transfère à l’hôpital tard dans la nuit. Après des analyses médicales, dont le concerné n’obtient pas les résultats, il est renvoyé à la prison. Face à la dégradation de son état de santé, on l’admet finalement à l’hôpital de Qasr al-Aïni.

Ahmed Maher et Mohamed Adel

De gauche à droite, Ahmed Maher et Mohammed Adel.
Esquerda.net/Nelson Peralta, 2011.

Les deux camarades du Mouvement du 6 avril, Ahmed Maher et Mohamed Adel sont condamnés pour trois ans de prison lors d’un procès relativement expéditif. Adel, en grève de la faim depuis le début du mois d’octobre, s’interroge sur le sens d’une vie derrière les barreaux. Il écrit ainsi dans sa lettre datée du 5 octobre 2014 : « Je n’ai plus qu’un estomac vide pour me battre pour ma mère et pour ma liberté. Il n’y a plus de différence ici…Tout ici (en prison) ressemble à la mort et à son odeur, même la nourriture et l’eau. ». Il y a quelques jours, Adel a annoncé qu’il arrêtait également de boire de l’eau. Ahmed Maher, quant à lui en grève de la faim depuis le 15 septembre 2014, écrit : « nous n’avons plus que nos corps pour résister, pour montrer l’injustice que nous subissons. Quel est l’intérêt de vivre dans cette injustice et dans cette humiliation ? Quel est l’intérêt de vivre alors que je suis isolé de la vie, loin de ma famille, de mes proches et de mes enfants, que ma famille se heurte aux difficultés quotidiennes dans un autre monde en dehors de la prison ? (…) Je n’ai plus le choix, après que tous les chemins sont devenus très étroits et que j’ai épuisé toutes les tentatives juridiques, et que toute négociation et conseil a été rendue impossible. »8.

Racha et Hind Mounir

Les deux sœurs Racha et Hind Mounir sont en grève de la faim depuis le 8 août 2014. Elles ont été arrêtées le 16 août 2013 lors des événements de la mosquée al-Fath9. Elles ont été condamnées à la peine maximale, c’est-à-dire 25 ans de prison ferme. Leur chef d’accusation inclut atteinte à l’ordre, terrorisme, détention d’armes à feux et de kalachnikov. Le mari de Racha est mort brutalement alors qu’il était dans la file d’attente pour rendre visite à sa femme à la prison d’Al-Qanatir.

Dans la lettre annonçant leur grève de faim, les deux sœurs indiquent qu’elles se lancent dans cette protestation « pour exprimer notre refus d’un jugement injuste, nous mères d’enfants, dont le plus âgé n’a que 10 ans, et dont les uns sont devenus orphelins après la mort du mari de l’une, décédé dans la file d’attente alors qu’il attendait son droit à la visite, et les enfants de l’autre privés de leur père, puisqu’il est recherché par la police ».

Ibrahim Al-Yamani

Ibrahim Al-Yamani
El-Horreya Lel Gedan sur Facebook

Ibrahim Al-Yamani est médecin. Il est en détention provisoire depuis le 16 août 2013. En grève de la faim depuis le 17 avril 2014, soit plus de 170 jours, il a été arrêté alors qu’il soignait les manifestants blessés lors des événements de la mosquée al-Fath. Ce n’est pas sa première grève de la faim. Il en a entamé une le 12 décembre et l’a suspendue après 89 jours, contraint par la torture et sa détention en cellule individuelle.

Dans une des lettres qui a circulé sur internet, il écrit : « La semaine dernière, j’ai perdu conscience quatre fois. À chaque fois, mes co-prisonniers ont appelé notre geôlier, tapé contre la porte de la cellule et fait du bruit pendant une heure, et ce n’est qu’au bout de cette heure que le geôlier est venu. Quand il a appris que celui qui avait perdu conscience c’était moi, il a dit : Ibrahim est interdit d’hôpital, ce sont les ordres. ».

Sanaa Seif

Sanaa Seif dans une intervention contre les procès militaires
Mohamed El Gohary, 25 juin 2013

Sanaa Seif a été arrêtée le 21 juin 2014, lors d’une manifestation pendant la journée internationale de solidarité avec les détenus égyptiens, demandant l’abrogation de la loi contre les manifestations, et la libération des prisonniers dont faisait partie son frère ainé Alaa Abdel Fattah. Elle a été transférée, avec une vingtaine de personnes, au tribunal au bout d’une semaine. Le juge, supposé annoncer le verdict à la fin de la séance, ne réapparaît pas et les avocats et les détenus apprennent qu’il a décidé de reporter la séance de 75 jours. Empêchée de se rendre au chevet de son père, l’avocat des droits de l’homme Ahmed Seif al-Islam alors qu’il est sur le point de mourir, Sanaa lance sa grève de la faim le 28 août 2014. Sa sœur aînée l’activiste Mona Seif, tout comme sa mère Layla Swaif, ont également commencé une grève de la faim. Le verdict dans le procès de Sanaa Seif a été prononcé le 26 octobre 2014, la condamnant à trois ans de prison et 10 000 livres égyptiennes d’amende.

Ahmed Gamal Ziyada

Ahmed Gamal Ziyada
Fredoom for the Brave sur Facebook

Ahmed Gamal Ziyada, journaliste pour le réseau d’information Yaqîn, a été arrêté lors de la couverture des événements de l’université d’Al-Azhar, le 28 décembre 2013. Il n’a assisté à aucune séance du tribunal depuis, et a entamé une grève de la faim le 25 août 2014. Ziyada est accusé d’avoir incendié les bâtiments de l’université d’al-Azhar, d’avoir manifesté sans autorisation et d’avoir porté atteinte aux forces de l’ordre. Dans la lettre où il annonce sa grève de la faim, il raconte : « J’ai été battu et torturé dans le poste de police de Madinet Masr Bis, personne n’a bougé ; j’ai été battu et torturé dans le camp de sécurité d’al-Salam et personne n’a bougé. Ma famille attend pendant 6 heures en dehors des grilles de la prison juste pour me voir pendant un quart d’heure lors de la visite hebdomadaire. Je subis un mauvais traitement, des conditions de vie inhumaines, je dors sur du carrelage été comme hiver, je suis renvoyé à la « discipline » parce que je n’accepte pas d’humiliation de qui que ce soit, alors que l’homme d’affaires Ahmed Ezz10 se plaint du lit sur lequel il dormait. Il est sorti de prison, celui qui a volé le pain des Égyptiens, et nous sommes en prison. J’ai présenté tous les papiers qui prouvent que je faisais mon travail de journaliste mais personne ne veut m’écouter, j’ai déposé nombre de plaintes auprès du procureur général et le résultat est le renvoi de mon procès devant la Cour pénale. Je suis devenu soudainement un criminel parce que je portais un appareil photo pour exercer mon travail. »

Mohamed Ahmed Youssef « Miza »

Mohamed Ahmed Youssef dit « Miza »
Sayed Sobhy sur Facebook

« Miza », militant du Mouvement du 6 avril, est arrêté le 21 juin 2014 lors de la manifestation en direction du palais présidentiel d’Al-Ettihidiyya, en même temps que Sanaa Seif. Dans la lettre annonçant sa grève de la faim qui débute le 29 août 2014, il explique : « peut-être réussirons-nous à travers nos corps maigres à tracer le chemin du salut pour sauver cette patrie et porter un coup à cet état d’injustice. Nous ne sommes pas vaincus tant que nous luttons encore ».

À coup de matraques

Le militant et blogueur Malek Moustafa rappelle que le mouvement : « “On n’en peut plus” est une bataille pour la vie et la liberté, pour que tous les citoyens puissent exprimer librement leurs opinions, un droit qui leur est garanti par la Constitution mais qui leur est retiré par les matraques de la Sécurité centrale et les décisions de la Sécurité nationale. De nouveau, leurs décisions gouvernent la scène égyptienne, nous rappelant ainsi les dernières années de pouvoir de Moubarak qui a laissé les mains libres à cet organe répressif pour contrôler la vie de millions d’Égyptiens »11. « Ils meurent pour que nous vivions », résume aussi le texte d’appel de la campagne des estomacs vides.

Les lignes écrites par Moustafa évoquent ce « vendredi de la colère » du 28 janvier 2011, lorsque face à cet appareil répressif et à l’omnipotence des services sécuritaires, les Égyptiens en colère se sont tournés vers des commissariats de police, les incendiant pour crier contre cette violation persistante de la dignité des citoyens. Cette dignité et le droit à la vie semblent aussi confisqués par des jugements problématiques, par un pouvoir judiciaire critiqué pour sa servitude à ces appareils sécuritaires, et si l’on s’en tient aux histoires des grévistes de la faim, on ne peut qu’être abasourdi par la partialité et l’arbitraire qui sévissent dans les tribunaux. Dans un scénario imaginaire mais plausible, on pourrait se demander : si un autre vendredi de colère devait éclater, les manifestants ne mettraient-ils pas cette fois le feu aux tribunaux ?

1Extrait de la lettre de Mohamed Soltan.

2Abdallah Al-Shamy a été arrêté alors qu’il couvrait la dispersion violente du sit-in de Rabaa al-Adaweyya. Il a été libéré le 16 juin 2014 après avoir conduit une grève de la faim pendant cinq mois.

3Au moment de leur grève de la faim, Alaa Abdel Fattah, Hamada Al-Nubi et Wahil Mitwalli étaient condamnés à 15 ans de prison in abstentia, alors qu’ils se trouvaient devant le siège du tribunal, dans l’affaire de la manifestation du conseil des ministres du mois de novembre 2013 : ils sont accusés d’avoir violé la loi anti-manifestations émise durant la présidence d’Adly Mansour. Alaa a ensuite été libéré, avant d’être de nouveau arrêté avec 23 activistes le 27 octobre après la première audience de son appel. La prochaine aura lieu le 11 novembre.

4Pour une liste complète des noms recensés et le nombre de jours de grève voir ce document (en arabe).

5Les deux militants ont été emprisonnés lors des manifestations et du sit-in lancé par les mouvements des jeunes pour le changement et du réseau des blogueurs en avril-mai 2006. Alaa Abdel Fattah séjourna un mois en prison et Ahmad Maher deux mois.

6Voir notamment l’article de Mada Masr, relatant en plus des histoires des grévistes mentionnés ici, le cas d’autres prisonniers. L’ensemble des histoires mentionnées ci-dessus sont tirées de la page Facebook Al-hurriyya lil gidan (la liberté pour les braves).

7Publiée sur la page de la campagne gibna akhirna (on n’en peut plus), en solidarité avec les grévistes de la faim.

9NDLR.Après les dispersions des sit-in de Rabaa et Al-Nahda qui ont été la cause de centaines de mort en 48 heures, des partisans de Mohamed Morsi se sont retrouvés dans cette mosquée du centre du Caire. Ils en ont été délogés par les forces de l’ordre qui ont là aussi usé de la violence.

10NDLR. Député et membre du parti Parti National Démocratique (PND) de Hosni Moubarak et du comité chargé du budget, il dirigeait les industries El Ezz qui détenaient une position hégémonique sur les marchés du béton et de la sidérurgie. Ezz a notamment été reconnu coupable de gain illicite d’une valeur de 5 milliards de livres égyptiennes et a été condamné après la révolution puis a été libéré.