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Histoire

Zemmour, de Gaulle, Lyautey. L’enterrement de l’universalisme républicain

Éric Zemmour lance sa campagne présidentielle autour d’un projet politique se présentant comme gaullien. Comme le polémiste, de Gaulle était en effet fasciné par Hubert Lyautey, « héros » des guerres coloniales et partisan d’un empire dans lequel les colonisés ne devaient pas pouvoir obtenir les droits politiques et sociaux des Français d’origine européenne. Il y aurait comme une forme de continuité…

Pour alimenter son discours réactionnaire et identitaire, Éric Zemmour invoque un grand nombre de figures historiques devenues consensuelles, à commencer par celle d’Hubert Lyautey, qui faisait partie du courant indigéniste de l’empire français à l’aube du XXe siècle. Comme de Gaulle, il est aujourd’hui vu comme ayant défendu le respect de la culture des peuples colonisés. Zemmour a beau jeu de présenter leurs approches comme autant de brevets de sympathie pour les peuples colonisés, mais cette idéologie n’a jamais rien eu d’anti-impérialiste. En effet, Lyautey et ses camarades n’étaient pas hostiles à l’expansion militaire de la France sur le continent africain, bien au contraire. Ils jugeaient simplement qu’elle devait s’exercer avec le minimum d’immixtion de la culture européenne républicaine, égalitaire et sécularisée sur la société indigène. Il fallait s’inspirer du self-government britannique.

En réalité, cette philosophie s’ancre dans une cohérente tradition de la droite monarchiste qui rejetait par principe toute intégration républicaine. En effet, le maréchal Lyautey, comme tous les officiers monarchistes et antidreyfusards de la fin du XIXe siècle participait alors à la recomposition maurrassienne de la nostalgie de l’ancien régime1, du nationalisme bonapartiste et de l’antisémitisme des disciples d’Ernest Renan. Dans ce programme, les indigènes, juifs et musulmans d’Algérie étaient considérés comme inassimilables à la « francité » catholique, et c’est tout naturellement qu’ils se félicitèrent de la dénaturalisation des juifs en 1940.

Xénophobie et mépris de classe

Par ailleurs, Lyautey était radicalement hostile à l’idée d’une colonisation de peuplement, et pas uniquement par générosité pour les indigènes. C’était avant tout par mépris de classe qu’il voulait « protéger » la notabilité indigène de l’irruption de ces prolétaires. À cela s’ajoutait la xénophobie pure et simple, dominante en ce moment confusionniste des « années Boulanger »2 : il s’opposait aussi à la naturalisation de ces centaines de milliers de travailleurs émigrés espagnols, maltais, italiens et portugais qui avaient gagné l’Algérie. Et pourtant, la catholicité, critère sur lequel cette naturalisation avait été promulguée par des républicains anticléricaux en cette fin d’année 1880, visait paradoxalement à satisfaire le camp catholique. C’est cet anticolonialisme fondé sur le mépris de caste, la xénophobie et le racisme antisémite qui constitue un des fondements de l’approche de l’indigénisme par Lyautey.

Ce qui plaisait à ces romantiques attardés dans l’idée fantasmagorique qu’ils se faisaient de la société marocaine n’était évidemment ni le caractère multidimensionnel des relations politiques, ni la dispersion du pouvoir et encore moins la démocratie des assemblées villageoises. Ce n’était pas la société indigène qu’ils voulaient à tout prix « conserver », mais bien un fantasme qu’ils projetaient d’une société d’ancien régime religieusement conditionnée autour d’une caste d’élite et de son « empereur chérifien ». Ils façonnaient ainsi une monarchie féodale imaginaire, avec pour priorité de prévenir toute contamination des idées progressistes dans l’empire.

La nouvelle aristocratie indéboulonnable ainsi instituée continue à se reproduire jusqu’à nos jours, soudée par la même crainte que les idées d’égalité sociale et de démocratie républicaine gagnent le peuple. Elle ne commémore donc pas les trente années de résistance du « pays indépendant » (Blad siba) entre 1907 et 1934, au cours de cette guerre brutale et destructrice menée par l’armée française et le makhzen du sultan fantoche de Rabat dont Lyautey se rêvait le proconsul.

Un collège unique pour tous les citoyens

Parmi les grands admirateurs de Lyautey, avant Zemmour, et parmi cette majorité d’officiers tentés par la sédition maurrassienne, il y avait un certain colonel de Gaulle. Ainsi, la filiation que revendique l’agitateur d’extrême droite n’est pas factice, elle est logique et argumentée. Comme son inspirateur Lyautey avant lui, de Gaulle n’avait rien contre l’empire français. C’était avant tout son existence, qui supposait que la métropole n’était qu’une partie de la France, qui lui permettait en 1940 d’espérer la victoire, comme il le proclama lors du discours du 18 juin :

Car la France n’est pas seule ! […] Elle a un vaste empire derrière elle.

L’image anticolonialiste de De Gaulle tient encore une fois à une méprise sur ses intentions politiques et idéologiques. Elle dérive de son aversion pour les petits colons européens autant que de son hostilité à l’universalisme républicain, mais surtout d’une conception racialiste de l’identité française. Elle repose finalement sur les circonstances des années 1958-1962 de son arrivée au pouvoir et sur la cécité générale et complice qui conditionne le privilège blanc jusqu’aujourd’hui.

En 1945-1946, les parlementaires communistes, socioréformistes, radicaux et chrétiens-démocrates l’ont vite poussé vers la sortie en rejetant son projet de république plébiscitaire, déjà expérimenté en 1848-1851 avec la conséquence que l’on connait : la restauration de l’empire. En plus de la sécurité sociale dont de Gaulle ne voulait à aucun prix, ces parlementaires rédigèrent la Constitution la plus démocratique de l’histoire de France. Et le progrès ne s’arrêtait pas à la métropole : ils proclamèrent aussi l’égalité de tous les habitants de l’empire avec ceux de la métropole et, dès 1946, abolirent l’indigénat et le travail forcé. La gauche républicaine mit sur pied l’Union française qui, inspirée de l’URSS, permettait de concilier la préservation de l’empire et le principe d’égalité entre les peuples et d’autodétermination politique en conférant la citoyenneté française à tous les colonisés.

Cependant, ultime concession à la droite de l’hémicycle, le droit de vote était de facto réservé aux blancs et aux élites « naturalisées », au sein du « premier collège » électoral. Ce faisant, la discrimination à l’égard des 99 % d’anciens indigènes n’était pas officiellement raciale. Elle se cachait derrière un vieux chantage : pour obtenir droit de cité dans la République laïque, un colonisé devait renoncer à son statut personnel traditionnel, et donc abjurer sa religion et embrasser le droit familial catholique. En 1916, le député socialiste du Sénégal, Blaise Diagne avait déjà obtenu l’extension de la citoyenneté aux musulmans des communes françaises dites « libres » en vendant à l’état-major qu’il pourrait ainsi les soumettre à la conscription. C’est sur ce précédent juridique fondamental que l’on a pu concevoir d’étendre la citoyenneté française aux indigènes de statut personnel coutumier ou musulman, donc aux Africains, Océaniens et Algériens musulmans. Ce chantage continue de peser sur Mayotte, lorsqu’à l’heure de demander des droits sociaux liés à la départementalisation, on leur reproche encore leur polygamie.

Finalement, les coalitions républicaines de centre gauche des années 1954-1955 accouchèrent d’un texte unique en son genre, la loi-cadre Defferre du 23 juin 19563 qui abolissait la distinction et fixait que, dans tous les Territoires d’outre-mer (TOM) :

[…] les élections à l’Assemblée nationale […] ont lieu au suffrage universel des citoyens des deux sexes […] quel que soit leur statut […] (T. III, articles 10).

L’élection des membres de l’Assemblée nationale […] a lieu au collège unique (T. III, articles 12).

En d’autres termes, la loi Defferre se proposait de sortir de l’impérialisme par le haut : il n’y avait désormais dans toutes les colonies françaises que des citoyens français de plein droit. Les colonisés allaient être représentés au Parlement, et peser à égalité dans les coalitions gouvernementales. Ce faisant, ils allaient pouvoir rapidement obtenir une convergence des niveaux de salaires et la protection de la sécurité sociale.

Mais, comme nous le savons, cela ne s’est pas produit.

La destruction dans l’œuf de la loi Defferre

Dix-huit mois plus tard, l’état-major renversait la Quatrième République et, sous la menace d’une invasion de la métropole, imposait que de Gaulle prenne le pouvoir comme caution républicaine paradoxale d’une nouvelle Constitution d’inspiration monarchiste et bonapartiste. Outre le coup de force et le recul démocratique institutionnel, le nouveau régime ne pouvait abroger les acquis sociaux et politiques d’un siècle de lutte républicaine puis sociale. Cependant, il y avait un progrès qui était jugé inacceptable par les partisans du général : l’égalité civique et politique des Africains noirs et des Algériens musulmans. Pour le monarchiste inspiré par le projet indigéniste lyautéen, « l’intégration » n’était pas même concevable. Les mémoires d’Alain Peyrefitte dans son livre C’était de Gaulle (Gallimard, 1994) sont à ce titre de plus en plus invoqués par des politiciens de droite, précisément afin de légitimer des opinions racistes. Il faut bien reconnaître que certaines illustrent parfaitement sa conception de l’avenir de l’empire :

Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins […]. Nos comptoirs, nos escales, nos petits territoires d’outre-mer, ça va, ce sont des poussières. Le reste est trop lourd.

(tome I, chapitre 7).

Ainsi, dans le texte de la Constitution soumis à référendum en 1958, il y avait deux titres concernant les TOM et la « Communauté ». Sans même avoir jamais eu à le prononcer, l’Union française était abolie et remplacée par un forum de chefs de territoires et d’États (article 82), aux ordres du seul président de la République (articles 80 et 81) sans aucune participation citoyenne à l’Assemblée nationale (article 83). Lyautey n’aurait pas pu rêver mieux.

Or, c’était justement en vertu de leur citoyenneté liée à la politique intégratrice de l’Union française, en vertu de leur égalité politique acquise par la loi Defferre deux ans plus tôt, que les Africains et les Algériens avaient eux aussi été convoqués au scrutin constitutionnel d’octobre 1958. Pour les premiers, ce fut la première et dernière fois qu’ils purent réellement voter. Par une coïncidence tragicomique, ils adoubèrent massivement un texte qui revenait à abolir les droits civils et politiques si chèrement et tardivement acquis deux ans plus tôt, après un siècle de travail forcé et de service militaire. En effet, une immense majorité aurait voté « oui » sur pression de l’administration coloniale et de leaders politiques opportunément ralliés à de Gaulle.

Seul le Guinéen Sékou Touré était parvenu à faire voter « non » à ses partisans. La Guinée fut immédiatement expulsée de la zone franc et privée de toutes subventions publiques : une belle illustration des considérations démocratiques et anticolonialistes de la droite gaullienne. La raison pour laquelle de Gaulle rejeta la demande de l’Assemblée gabonaise de passer au statut de Département d’outre-mer (DOM) était très précisément la crainte de partager les droits sociaux et économiques avec des non-blancs :

En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d’un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut.

(C’était de Gaulle, tome II, chapitre 7)

Un logiciel racialement conditionné

Le pire dans cette histoire fut que la gauche antigaulliste ne contesta pas au promoteur du « coup d’État permanent »4 d’avoir abrogé les droits civiques des Africains. Personne n’en parla, à part pour reprocher au nouveau président, à l’inverse, de les avoir fait voter ! Ceci, en effet, avait conforté sa large majorité et lui avait économisé des concessions à la gauche. Cela étant, le logiciel des métropolitains, de droite comme de gauche, était tellement racialement conditionné qu’ils se sont satisfaits de la dissolution de l’Union française et de l’éviction des droits de cité des non-blancs. De Gaulle, au moins, avait eu la conscience de restaurer ce privilège un temps menacé par la loi Defferre. Zemmour évoque lui aussi avec nostalgie cette froide abolition de l’égalité politique entre blancs et non-blancs, que le général justifiait à Peyrefitte en 1959 :

Vouloir que toutes les populations d’outre-mer jouissent des mêmes droits sociaux que les métropolitains, d’un niveau de vie égal, ça voudrait dire que le nôtre serait abaissé de moitié. Qui y est prêt ? Alors, puisque nous ne pouvons pas leur offrir l’égalité, il vaut mieux leur donner la liberté ! Bye bye, vous nous coûtez trop cher !

(C’était de Gaulle, tome 1, chapitre 7)

L’astuce sophistique se cache bien entendu dans le verbe « pouvoir » qui déguise une volonté politique raciste en état de fait. On refusait aux colonisés le partage des revenus et la puissance militaire de la France auxquels ils avaient pourtant tellement contribué. Nous jouissons depuis lors de ce privilège racial tout juste rétabli par la « communauté » de la Constitution gaullienne. En révoquant leur droit de cité de 1946 et de 1956, on renvoyait tout simplement les Français des TOM au rang d’« indigènes », sous le nouveau nom d’« étrangers ». La Constitution garantit aux seuls métropolitains le droit d’appartenir à une puissance occidentale riche. Or, d’un point de vue historique, tous les descendants des Français des TOM devraient avoir un droit de cité imprescriptible, car on ne peut dénaturaliser un citoyen français. Peut-être est-ce cela le consensus mou sur lequel repose le privilège blanc : l’allogénité des Africains et des Algériens lorsqu’ils doivent demander un visa et une carte de séjour pour pouvoir vivre en France, travailler à juste prix et bénéficier des droits sociaux. L’inégalité socio-économique criante des niveaux de vie, des mortalités infantiles, des conditions de subsistance, des espérances de vie, au nom d’une citoyenneté que de Gaulle a prétendu différente.

Zemmour aujourd’hui revendique cette même logique pour rejeter ceux qui ne correspondraient pas à son idée autoritaire et prescriptive de la France, résumée dans cette citation des propos du général consignés par Alain Peyrefitte (C’était de Gaulle, tome I, chapitre 7) et reprise par l’eurodéputée Nadine Morano en 2015 :

C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns […] mais à la condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.

Si les colonisés des TOM de l’Union française avaient subitement perdu tous leurs droits politiques, les Algériens musulmans avaient au contraire obtenu la fusion des deux collèges au printemps 1958 et leurs départements gardaient leur statut français de plein droit. Ce faisant, de Gaulle allait profiter du malaise racial expérimenté par les métropolitains lorsqu’à l’issue des élections de novembre 1958, 33 parlementaires africains (révoqués à l’été 1959 en application de la communauté) et 44 Algériens musulmans arrivèrent au Palais-Bourbon5. Et c’est ici qu’il faut exhumer une dernière de ses indigestes maximes, lorsque, sur un ton de boutade indécente, il évacuait l’hypothèse d’une intégration des Algériens musulmans en s’exclamant :

Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !

(C’était de Gaulle, tome I, chapitre 6)

La large acceptation du repli racialiste

De Gaulle s’opposait dans ce propos au projet « d’intégration » porté par les plus modérés des milieux européens d’Algérie (les autres préconisaient une partition sur fondements raciaux, d’inspiration israélienne). C’est l’origine de toute la bizarre dissonance entre Zemmour et son collègue de la nouvelle réaction, fils de rapatriés d’Algérie comme lui : le maire de Béziers Robert Ménard. Le premier considère de Gaulle comme le liquidateur de l’Algérie française sans égard pour les pieds-noirs, et le second, qui agrège à sa communauté les juifs naturalisés — ce qui aurait aussi beaucoup interloqué à l’époque —, se réjouit de ce repli racialiste sur le pré carré blanc et chrétien. Pour que la France reste blanche et catholique, il fallait liquider cette colonie qui ne voulait pas être un protectorat à la Lyautey.

Or les deux aspects ne sont contradictoires qu’en apparence ; comme son maître à penser, de Gaulle n’avait que mépris pour les colons. Ici encore, il s’agit d’une hostilité aux principes politiques et sociaux républicains : il ne pouvait pas plus envisager que les musulmans et les juifs puissent jouir de l’égalité politique que comprendre que les descendants de quatre générations de travailleurs immigrés espagnols, italiens ou maltais étaient français. Il imaginait que ces gens devraient rentrer chez eux…, et ce « chez eux » n’était pas l’Hexagone.

Il y avait bien cependant une population qui trouvait grâce à ses yeux, et jouissait d’une « francité » ontologique : les Québécois. Et pour cause : blanche et chrétienne, cette population francophone n’avait jamais fait la Révolution française, étant alors sujette britannique. On ne se demandera pas pourquoi il n’a pas eu les mêmes égards pour les Haïtiens, pourtant descendants de Français qui luttèrent contre leurs maîtres blancs, monarchistes puis bonapartistes, dans le camp de tous les républicains français, entre 1789 et 1804.

Ce système de valeurs assumé par l’intéressé et accepté dans le silence coupable d’une opinion publique rassurée de ne pas avoir à partager ses privilèges avec des non-blancs s’exprime encore parfaitement dans l’ordre préfectoral du 17 octobre 1961, et dans le caractère tronqué de sa mémoire jusqu’à aujourd’hui. Ce jour-là, ce n’étaient pas des « Algériens » qu’on avait noyés, mais bien des citoyens français. C’était en tant que musulmans qu’ils avaient été spécifiquement ciblés par un ordre de couvre-feu illégal. Contre cette discrimination objective, ils sortirent courageusement en masse pour défendre leurs droits civiques de Français. Et furent massacrés par centaines par une police zélée.

Éric Zemmour revendique ce crime contre l’humanité. Il le justifie, comme à l’époque, en termes sécuritaires. En outre, il n’envisage pas qu’on ait pu ainsi tuer des centaines de personnes qui dans son opinion comme dans celle de De Gaulle — ou de son préfet Maurice Papon qui n’en était pas à son premier génocide — n’étaient pas français, sans un ordre de l’Élysée. Nous lui laissons donc cette affirmation comme mot de la fin.

1NDLR. Charles Maurras (1868-1952), journaliste, essayiste, homme politique, est membre de L’Action française, d’inspiration royaliste, nationaliste et contre-révolutionnaire qui devient le principal mouvement intellectuel et politique d’extrême droite sous la Troisième République. Il prône une monarchie héréditaire tout en se revendiquant antisémite, antiprotestant, antimaçonnique et xénophobe.

2Mouvement politique qui réunit, sous le nom du général Boulanger, entre 1886 et 1889, un grand nombre d’opposants au régime, venus à la fois de l’extrême droite et de l’extrême gauche. Ils voulaient établir un gouvernement fort et préparer la revanche sur l’Allemagne.

3Du nom de Gaston Defferre, ministre français d’outre-mer et maire de Marseille ; rédigée avec Félix Houphouët-Boigny, ministre délégué et futur président de la Côte d’Ivoire et cosignée par eux deux et François Mitterrand, alors garde des sceaux du gouvernement Guy Mollet.

4NDLR. Titre d’un essai écrit par François Mitterrand et publié en 1964, dans lequel il dénonce la pratique du pouvoir personnel par le général de Gaulle.

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