Les égarements et contresens du poète Adonis sur l’islam

Dans deux livres d’entretiens, le grand poète syrien Adonis revient sur les débats autour de l’islam. Des conversations qui fourmillent d’approximations et de raccourcis sur la religion, le monde arabe et l’histoire musulmane.

(cc) Mariusz Kubik, 2011/Wikimedia Commons

Au XIXe siècle, impressionnés par la modernité européenne et ses réalisations, les intellectuels du monde musulman se sont divisés en trois grands courants. Les sécularistes comme Mirza Aqa Khan Kermani en Iran et le mouvement de Mustafa Kemal Atatürk en Turquie estimèrent que l’islam était responsable de l’arriération des musulmans. Ils abandonnèrent progressivement la religion et adoptèrent la pensée et les vêtements occidentaux.

Les modernistes comme Jamal Al-Din Al-Afghani (Iran) et Muhammad Abduh (Égypte) préconisaient des réformes, mais insistaient sur le maintien des idées « fondamentales » de l’islam. Ils n’étaient cependant pas d’accord sur la nature de ces idées fondamentales ni sur les réformes à entreprendre.

Les fondamentalistes musulmans comme Rachid Rida dans le monde arabe ou Aboul Ala Maududi en Asie du Sud soulignaient que l’islam était parfait et intemporel. Si les musulmans avaient des problèmes (économiques, politiques, militaires, etc.), c’était leur faute : ils n’adhéraient pas strictement aux enseignements de l’islam.

Chacun de ces trois courants a inventé un âge d’or, comme les Européens l’ont fait pendant la Renaissance. Les sécularistes sont remontés aux temps préislamiques, à la recherche de modèles sur lesquels fonder leurs fantasmes modernes. Les modernistes ont rassemblé des fragments d’histoire des débuts de l’islam et les ont transformés en manifestes d’émancipation. Les fondamentalistes se sont concentrés sur Mohammed et ses compagnons, cherchant à recréer la « pureté » et le pouvoir « transformateur » de son mouvement.

Une influence décisive sur la littérature arabe

Le grand poète et intellectuel Adonis appartient au premier groupe. Né Ali Ahmed Saïd Esber en 1930 dans une famille alaouite du nord-ouest de la Syrie, il adopta le nom de plume Adonis (d’après le dieu du Proche-Orient antique) à la fin des années 1940 et s’installa à Beyrouth en 1956, après avoir passé un an en prison pour des raisons politiques — il était membre du parti nationaliste pan-syrien, le Parti social-nationaliste syrien (PSNS). À Beyrouth, il lança deux magazines littéraires, Shi’r (« Poésie ») et Mawaqif (« Points de vue »), qui devinrent des acteurs majeurs du modernisme arabe. Il écrivit également un flux constant de poésie et de critiques littéraires radicales, ce qui a amené certains à comparer son influence à celle de T. S. Eliot en anglais. Ses œuvres les plus connues comprennent le recueil de poèmes Chants de Mihyar le Damascène (1961) et l’étude critique en quatre volumes Le fixe et le mouvant (1974-1978, en arabe).

Au milieu des années 1980, lorsque la crise libanaise s’aggrave, Adonis part pour Paris, où il réside depuis lors. Il n’en demeure pas moins une force incontournable de la scène littéraire arabe, notamment en raison de ses opinions sur l’islam, qu’il exprime souvent et qui ont toujours été controversées, pour ne pas dire plus. Il revient sur le sujet dans deux nouveaux livres en forme de conversations avec la psychanalyste franco-marocaine Houria Abdelouahed, publiés à l’origine en français aux éditions du Seuil : Violence et islam (2015) et Prophétie et pouvoir (2019). Ces ouvrages illustrent bien la position difficile de nombreux intellectuels musulmans sécularistes, qui idéalisent les idées européennes tout en faisant preuve d’une condescendance ironique envers leur propre société.

Tout d’abord, ces conversations sont pleines d’erreurs historiques. Par exemple, Adonis prétend que l’Islam refuse et même détruit les sculptures et les images, ce qui n’est pas le cas. Certains musulmans ont interdit et interdisent encore les images, mais d’autres (y compris des sunnites et des chiites) ont produit d’innombrables images et illustrations, notamment de Mohammed. De même, la poésie n’est pas « mal vue par l’islam », et de nombreux compagnons proches de Mohammed étaient des poètes. En outre, les musulmans ont produit plus de poésie, parfois religieuse, que toute autre culture avant l’ère moderne. Cette affirmation d’Adonis est d’ailleurs d’autant plus choquante qu’il a publié une anthologie en trois volumes de la poésie arabe et islamique1.

Il n’est pas non plus exact que le soufisme « s’oppose à ce que l’on appelle la culture islamique ». Au contraire, dans la plupart des pays musulmans, il est inséparable de la culture islamique. Dire que « l’islam arabe a rejeté l’Occident » ne correspond pas aux faits. Il existe un énorme corpus de discours islamique depuis le XIXe siècle qui emprunte à l’Occident et l’imite : les réformes (tanzimat) dans l’empire ottoman, le modernisme religieux d’Al-Afghani et de Mohamed Abduh, la notion de libération des femmes de Qasim Amin (qui n’impressionne pas les féministes plus récentes, en particulier sa conviction que les femmes doivent être éduquées pour pouvoir élever des leaders), l’humanisme islamique de Mohamed Iqbal, etc.

Tout aussi erronées sont les réflexions d’Adonis sur le drapeau de l’organisation de l’État islamique (OEI), qu’il décrypte mal : il pense à tort qu’il porte le slogan « Dieu est le messager de Mohammed » ce qui pour lui signifie que les membres de l’OEI pensent que Dieu sert Mohammed. En fait, le slogan reproduit la bague du Prophète où le texte — « Mohammed est le messager de Dieu » — est écrit verticalement de bas en haut pour assurer que le nom de Dieu soit mentionné avant celui du Prophète (un fait qu’Adonis ne semble pas connaître) ; son interprétation de la notion de Mohammed comme sceau (khatam) des prophètes, etc.

Une religion imposée par l’épée ?

Les erreurs factuelles sont trop nombreuses pour être énumérées. Les livres contiennent également d’innombrables erreurs conceptuelles, la pire d’entre elles étant l’idée que l’islam s’est répandu par l’épée. En réalité, celles que nous appelons communément les conquêtes islamiques n’étaient pas de nature religieuse. Rien ne prouve que les hommes qui sont sortis d’Arabie dans les années 630 cherchaient à convertir ceux qu’ils avaient conquis. Au contraire, les Arabes à l’époque ont tenté d’interdire la conversion à l’islam.

En outre, les premiers manuels de droit islamique font état d’innombrables débats entre juristes concernant la protection accordée aux « gens du Livre » (chrétiens et juifs) qui vivent sous la domination islamique, et la question de savoir si elle s’étend aux non monothéistes (zoroastriens, hindous, etc.).

On ne peut nier que certains versets du Coran prêchent la violence contre les non-croyants. Mais le texte est très hésitant. Le verset 9:29 en est un bon exemple, quand il invite les musulmans à combattre les gens du Livre. Pourtant, il ne leur permet pas de les tuer, de leur faire du mal ou de les convertir. Ils peuvent seulement leur imposer une taxe. De même, le Coran affirme que la religion avec Dieu est l’islam (dont le terme dans le Coran signifie « soumission à Dieu », un fait qu’Adonis ne semble pas savoir). Pourtant, le Coran proclame également : « Pour chaque communauté, nous avons décrété une loi et un mode de vie. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. » Le texte est truffé d’hésitations ou d’incohérences, comme s’il était tiraillé entre la dureté à l’égard des non-croyants et le désir de leur offrir une nouvelle chance de se repentir.

La pratique historique des souverains musulmans au Moyen Âge, sauf dans quelques cas, montre qu’ils ont toléré les communautés non musulmanes. En effet, le Proche-Orient arabe est resté majoritairement chrétien jusqu’au XIIe siècle, ce qu’Adonis et Houria Abdelouahed semblent complètement ignorer. Dans certaines régions non arabes, les musulmans sont restés des minorités jusqu’à l’aube de l’ère moderne. On peut penser aux yézidis du nord de l’Irak qui ont connu l’enfer aux mains de l’OEI. Ils ont prospéré au cœur du monde islamique, le long de la route la plus fréquentée, celle qui relie l’est et l’ouest. Si les musulmans voulaient purger le monde de tout ce qui ne se conformait pas à leur idéologie, comme le prétendent Adonis et Abdelouahed, pourquoi ont-ils laissé les yézidis tranquilles ? Pourquoi l’Égypte est-elle restée majoritairement chrétienne jusqu’au XIVe siècle ? Pourquoi les juifs ont-ils été autorisés à vivre et à prospérer partout dans le monde musulman ? Pourquoi les statues du Bouddha en Afghanistan sont-elles restées intactes jusqu’à ce que les talibans les détruisent en 2001 ?

Cela met en évidence un problème plus large avec la perspective historique d’Adonis et Abdelouahed : ils projettent dans le passé les opinions défendues par des groupes comme l’OEI, comme si les musulmans dans leur totalité les avaient toujours défendues. En fait, l’islam militant est une idéologie récente, issue d’une dynamique politique, et surtout des décennies de politiques d’exploitation menées par l’Occident, l’URSS et les régimes locaux. Il est bien connu que les États-Unis se sont alliés à l’islam militant afin de déstabiliser certains régimes du monde arabe et lutter contre la propagation du communisme. Certains de ces régimes ont joué avec le fondamentalisme islamique pour marquer des points contre leurs rivaux. Anouar El-Sadate n’a-t-il pas relâché les fondamentalistes musulmans pour briser les organisations d’étudiants universitaires de gauche en Égypte ? Bachar Al-Assad n’a-t-il pas libéré des milliers d’islamistes de ses prisons pour les livrer à l’Irak afin qu’ils combattent l’invasion américaine ? Et que dire du Pakistan et de son soutien à l’islamisme militant pour contrecarrer l’Inde ? L’islamisme n’est pas une continuation organique de la tradition islamique médiévale ; c’est une création politique.

Adonis prétend que « tous ceux qui ont écrit des œuvres dans les domaines de la poésie, de la philosophie, de la musique, etc., ceux qui ont construit la culture islamique ou la civilisation arabe, n’étaient pas des musulmans au sens traditionnel du terme ». Cela signifie-t-il que des poètes comme Rûmî, ou les philosophes Avicenne et Averroès n’étaient pas de vrais musulmans ? Il est certain qu’ils ont abordé la question de savoir ce que signifie d’être un musulman et comment connaître le Créateur, et leurs réponses ont enrichi la tradition islamique.

Des philosophes rationalistes comme Avicenne et Averroès affirmaient que Dieu avait insufflé aux humains un esprit rationnel, qui pouvait ramener les croyants à Lui. Ils étudièrent la philosophie antique dans l’espoir qu’elle les aide à résoudre des questions religieuses profondes, et ils durent la faire correspondre au monothéisme pour qu’elle leur soit utile. Lorsque Thomas d’Aquin voulut harmoniser la philosophie aristotélicienne avec les principes du christianisme, il s’est tourné vers Avicenne et Averroès (la véritable contribution de la philosophie islamique est un sujet que de nombreux chercheurs refusent encore d’aborder, à part une note de bas de page de temps en temps). Averroès était également un grand juriste sunnite traditionnel. Son encyclopédie juridique, Bidayat al-mujtahid wa-nihayat al-muqtasid (« Le début pour l’homme studieux et la fin pour l’homme partial ») est une référence en quatre volumes sur la charia islamique. Si ceci n’est pas l’islam traditionnel, qu’est-ce que c’est ?

Une tradition multiple

Ma question rhétorique va au cœur du problème que les ruminations essentialistes d’Adonis posent. L’islam n’est pas une chose figée et n’a jamais été une seule chose. L’islam a toujours connu plusieurs discours. Le Coran est plein de contradictions, et pas parce que son auteur était confus. Toute personne qui doit traiter avec l’idéalisme et le réalisme se retrouve dans des contradictions. La tradition islamique (y compris le hadith) admet qu’il n’y avait pas de Coran comme texte lorsque Mohammed est mort en 632. Ce n’est qu’environ vingt ans après sa mort que le codex officiel a été rédigé. Les musulmans se sont finalement mis d’accord sur un texte de base, mais jamais sur la manière de le lire et l’interpréter. En ce qui concerne les hadiths (ou [Sunna), ils ne se sont même jamais mis d’accord sur un texte de base. Voilà la tradition islamique.

L’idée que l’islam peut être déterminé avec précision sur la base de ce qu’enseigne le Coran est un dogme moderne, inspiré par la « protestantisation » des religions du monde, et la fausse prétention que chacune doit être centrée sur son Écriture sainte. En réalité, les textes divins de chaque religion sont lus à côté d’autres textes. Par exemple, dans le judaïsme traditionnel, sans la Mishna (qui est appelée la Torah orale), il est impossible de comprendre la Bible hébraïque. Dans l’islam, la Sunna du prophète Mohammed joue un rôle similaire pour la plupart des sunnites. Les chiites, en revanche, se réfèrent à leurs imams, qu’ils appellent « le Coran parlant » (al-qur’an al-natiq) parce qu’ils prononcent ce qui est caché dans le texte. En outre, les musulmans ont inventé une science complexe appelée tafsir (exégèse scripturale) afin de pouvoir déduire du Coran les significations qu’ils voulaient trouver dans le texte divin.

Il existe également des preuves patentes que les juristes musulmans étaient « manipulateurs » dans leur façon de construire la loi islamique. Leur hadith prophétique le plus populaire était : « Cherchez la connaissance jusqu’en Chine », qu’ils comprenaient comme un encouragement à la recherche de la connaissance, plutôt que dans l’imitation passive de Mohammed. Contrairement à ce que dit Adonis, pour eux, Mohammed n’était pas « une autorité absolue, ultime, suprême ». De nombreux juristes ont rejeté l’adhésion aveugle, et ont souvent déployé une quête rationnelle. Le juriste Al-Shatibi (m. 1388) a parfaitement résumé la situation : « Tout ce qui n’est pas explicitement énoncé dans un texte révélé, mais auquel on peut arriver par déduction, est voulu par Dieu. »

Des échos de cela nous parviennent encore aujourd’hui. Subhi Al-Salih (m. 1986), vice-président du Haut Conseil islamique au Liban, était l’un des juristes sunnites traditionnels les plus influents du monde arabe. Il proclama que ce qui l’avait motivé à écrire son livre Les caractéristiques de la charia islamique (en arabe) était de « libérer » la loi islamique des « questions complexes » et de la rendre « conforme à l’esprit du temps ». Il affirma même que la « charia islamique est immaculée depuis l’éternel début et perpétuellement renouvelée ». Pas besoin d’être un génie pour comprendre ce qu’Al-Salih voulait dire : si la charia est « immaculée », elle n’a pas besoin d’être renouvelée. Le fait qu’elle ait besoin d’être renouvelée signifie que les juristes feront le travail — pas Dieu ni Mohammed.

Condamnation des printemps arabes

Les sécularistes comme Adonis ont parié sur la modernité occidentale qui, croyaient-ils, allait « libérer » le monde arabe et musulman, mais ils ont mis longtemps à se rendre compte qu’il s’agissait surtout d’un discours d’assujettissement. Les rêves d’émancipation se sont transformés en situations difficiles, auxquelles la plupart des consommateurs de la modernité occidentale sont confrontés aujourd’hui. Pourtant, malgré la popularité du socialisme et du nationalisme séculariste dans le monde arabe et islamique au cours des décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, les sécularistes n’ont pas tenu leurs promesses d’émancipation et de liberté. Depuis les années 1980, ils ont été progressivement devancés par une nouvelle génération de modernistes islamiques qui proposent leur propre vision du progrès, qu’il s’agisse d’intellectuels comme Amr Khaled ou de dirigeants politiques comme Recep Tayyip Erdoğan — si on tient compte de leurs politiques manipulatrices. Leur réussite dépend de nombreux facteurs, notamment des versions de l’islam qu’ils élaborent.

Cela explique en partie pourquoi Adonis a condamné les printemps arabes. Après avoir applaudi les manifestants au début (surtout en Tunisie et en Égypte, où beaucoup s’imaginaient que les sécularistes arabes allaient retrouver leur âge d’or), Adonis s’est aigri lorsqu’il est devenu évident que les islamistes prenaient la tête du mouvement. Il a répété que les Arabes sont incapables de produire autre chose que des régimes oppressifs, une névrose qu’il attribue à l’islam.

Mais les idéologies et les systèmes de croyances ne prédéterminent pas les comportements. Au contraire, les gens s’emparent des idéologies et jouent avec de façon positive ou négative pour atteindre leurs propres objectifs. Pour leur part, les rebelles syriens n’ont pas épousé la mosquée. C’était le seul espace qui leur restait, et la brutalité du régime, associée au cynisme d’intellectuels comme Adonis, a livré nombre d’entre eux aux mains d’organisations extrémistes comme Al-Qaida et l’OEI ou à d’autres formes d’exploitation politique par la Turquie, l’Arabie saoudite, les États-Unis, la Russie, etc.

Adonis nous déçoit en ratant l’occasion de réfléchir aux raisons pour lesquelles sa génération, qui a accompli beaucoup de choses dans les années 1960 et 1970 a du mal à trouver un écho auprès des jeunes Arabes et musulmans d’aujourd’hui. Abdelouahed lui demande : « Qu’avez-vous perdu ? » Il répond : « Tout ce que j’ai perdu, c’est ma vieillesse ». Il nous serait plus profitable d’entendre de sa part que sa génération de sécularistes musulmans aurait agi différemment si elle avait dû répéter son expérience. Imputer ses échecs à l’islam ne démontre pas un grand courage intellectuel.

Les jeunes musulmans d’aujourd’hui ne partagent pas la séparation rigide d’Adonis entre l’islam et la modernité. Des féministes musulmanes telles que Leïla Ahmed, Fatima Mernissi et Amina Wadud se sont inspirées de l’histoire et de la pensée religieuse islamiques pour promouvoir l’émancipation des femmes. Des musulmans queer comme Scott Siraj Al-Haqq Kugle et l’imam franco-algérien Ludovic Mohamed Zahed ont exploré la sexualité sous l’angle du Coran et de la loi islamique pour démontrer qu’il existe un espace pour eux dans l’islam. Des avancées similaires se produisent dans le domaine de la banque islamique (banque occidentale avec une terminologie islamique), du libéralisme politique, des droits humains et d’innombrables autres questions. Semblant ignorer ces conversations, Adonis et Abdelouahed ressassent de vieux clichés. Les pratiques de l’OEI ou celles de certaines zones rurales ne sont pas représentatives de tout l’islam.

On pourrait peut-être accepter les opinions d’Adonis et d’Abdelouahed dans des discussions de comptoir. Mais lorsqu’elles sont publiées pour être diffusées largement, elles deviennent des armes de désinformation et de stigmatisation.

1Le dîwân de la poésie arabe classique, traduit de l’arabe par Abdelouahed Houria et Adonis, Gallimard, 2008.

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