Documentaire

Projection de « Les Voix de Kasserine »

En partenariat avec le Cinéma Le Méliès de Montreuil, Orient XXI propose Les Voix de Kasserine le vendredi 17 mai à 20 h 30. Projection suivie d’une rencontre avec les réalisateurs Olfa Lamloum et Michel Tabet.

Durée : 53 minutes
Langue : arabe (sous-titré français et anglais)
Lieu : cinéma Le Méliès, Place Jean Jaurès, Métro Mairie de Montreuil

Six ans après la chute de Zine El-Abidine Ben Ali, nous parcourons le gouvernorat de Kasserine, l’un des fiefs de la révolution de janvier 2011, pour recueillir la parole des habitants de cette région frontalière de l’Algérie. Paysans et paysannes, jeunes diplômés chômeurs, enfants, jeunes vivant de la contrebande, artistes et membres de la société civile évoquent leurs conditions de vie, leur sentiment de dépossession, leurs attentes, leurs rêves et leurs résistances. Construit autour de portraits d’individus et de paysages, le film fonctionne comme une plateforme d’échange et de discussion autour des questions de marginalisation et de relégation. Il interroge plus largement le modèle tunisien de transition démocratique depuis les régions de l’intérieur où la question sociale et le devoir de mémoire demeurent d’actualité.

Les réalisateurs

➞ Olfa Lamloum est directrice du bureau d’International Alert à Tunis. Politologue de formation, elle a mené et coordonné plusieurs recherches sur la question de la marginalisation et de l’exclusion urbaines et périurbaines, notamment dans le gouvernorat de Kasserine (voir son interview par Orient XXI). Elle a parallèlement conduit la mise en place de nombreux projets de promotion de la démocratie participative et de la gouvernance démocratique dans des quartiers populaires et des régions frontalières en Tunisie. Auparavant chercheure à l’Institut français du Proche-Orient à Beyrouth, elle a publié plusieurs articles et ouvrages sur l’espace médiatique et les politiques de communications d’acteurs islamistes dans l’espace arabe ;

➞ Michel Tabet est un réalisateur franco-libanais dont l’approche s’inscrit au croisement entre documentaire et sciences sociales. Il a consacré de nombreux travaux à des rituels religieux dans le monde arabe (Liban, Syrie, Algérie) et travaillé avec des musiciens et des danseurs autour de projets expérimentaux. Il collabore régulièrement avec des experts et des chercheurs, notamment du CNRS et de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), pour développer des dispositifs d’enquête filmique. Il travaille également sur des questions liées à la société civile et à la démocratie. Ses documentaires s’intéressent aux façons dont les gens font usage du corps et de la parole pour habiter et fabriquer des mondes.

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